BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL ET PROTECTION ELECTROMAGNÉTIQUE : QUE FAIRE SUR LES LIEUX DE TRAVAIL ?

SI LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL EST UNE PRÉOCCUPATION GRANDISSANTE DES ENTREPRISES, LA GARANTIE DE LA SANTÉ ET DE LA SECURITÉ DES SALARIÉS EST UNE OBLIGATION. LES EMPLOYEURS ONT DESORMAIS AUSSI DES NORMES À RESPECTER CONCERNANT LA PROTECTION CONTRE LES ONDES ELECTROMAGNÉTIQUES.

LA PROTECTION DES ONDES ELECTROMAGNÉTIQUES DEVIENT UNE PRÉOCCUPATION DE L’EMPLOYEUR.

Le rôle de l’employeur en termes de santé et de sécurité au travail est d’assurer « la santé mentale et physique des salariés ». Les obligations qui en découlent consistent essentiellement en la mise en place de procédures préventives.

Cette obligation s’étend, de manière élargie, à la prévention contre le harcèlement, la pénibilité et la violence, qui sont, parfois, difficile à mesurer et à prouver, tout comme les effets des ondes électromagnétiques sur le corps humain.

Les lieux de travail rassemblent bien souvent un grand nombre d’objets connectés en tous genres, et donc de champs électromagnétiques. L’entreprise peut devenir une véritable bombe et un environnement insupportable pour les électrosensibles.

Puisque l’état à établit une règlementation des champs électromagnétiques, le législateur se devait de l’adapter au monde du travail.

C’est chose faite grâce à un décret d’aout 2016, qui pose un premier cadre en termes de protection des travailleurs contre les risques dus aux champs électromagnétiques.

Dès 2017, les employeurs ont dû prendre en considération le danger des ondes électromagnétiques sur l’homme.

Le décret défini précisément qu’il est entendu par champs électromagnétiques « des champs électriques statiques, des champs magnétiques statiques et des champs électriques, magnétiques et électromagnétiques variant dans le temps, dont les fréquences vont de 0 hertz à 300 gigahertz ».

Ainsi, le décret délimite les mesures de prévention qui doivent être prises pour protéger les salariés contre les effets des ondes électromagnétiques sur la santé et sur le cerveau.

Il s’agit dans un premier temps d’une obligation d’évaluation de l’exposition des salariés aux ondes électromagnétiques au sein de l’entreprise, pour s’assurer que les mesures limites fixées par le décret.

Ensuite, il s’agit de mettre véritablement en place un certain nombre d’actions, notamment d’adapter les postes de travail, de fournir des équipements de protection individuelle appropriés, d’organiser des formations, d’afficher une signalisation spécifique, de protéger prioritairement les femmes enceintes et les mineurs.

Une fois encore, le principe de précaution s’applique s’agissant de l’impact des ondes sur la santé. Ce qui revient, pour l’état, à valider la thèse de leur nocivité et à reconnaitre l’électrosensibilité de certains.

Si les obligations imposées aux employeurs en matière de prévention sont un bon point de départ, il pourrait être intéressant d’envisager de vraies mesures de protection, comme par exemple l’obligation d’équiper les lieux de travail en dispositifs tels que des correcteurs de réseau électrique et d’environnement domestique.